=>Innovations(Al-Bid'a)


Samedi 15 mars 2008

Bismillah wa salât wa salâm ’ala rassûlillah wa ba’d :

As-Salâmu ’alaykum wa rahmatoullâhi wa barakâtuhu :


 A l’approche de la date de naissance présumée de notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), (qui correspond aux environs du 20 mars 2008), nous avons jugé bon de réactualiser une traduction qui porte sur ce sujet. Beaucoup de nos frères et soeurs, sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde, célèbre la naissance de notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), sans savoir que cette célébration relève ni plus, ni moins, des innovations.

On allume des bougies dans telle maison, on égorge un mouton dans telle autre et la liste des innovations à l’occasion de cet événement est malheureusement bien longue, qu’Allah nous en préserve.

Que ces gens sachent que le seul moyen d’honorer notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), est de suivre le message pour lequel il, (صلى الله عليه وسلم), a été envoyé par miséricorde pour toute l’Humanité.

Qu’ils sachent qu’honorer notre prophète consiste à connaître sa personnalité, l’obéir dans tout ce qu’il, (صلى الله عليه وسلم), a ordonné, de croire à toutes les choses qu’il nous a informées de s’écarter de tous les interdits contre lesquels il, (صلى الله عليه وسلم), nous a mis en garde et de n’adorer Allah que par ce qu’il, (صلى الله عليه وسلم), à légiféré.

Telles sont les conditions nécessaires à remplir pour toute personne prétendant vouloir suivre notre prophète, (صلى الله عليه وسلم).

Prouvons notre amour pour notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), en pratiquant TOUTE sa sounnah authentique dans la mesure de nos possibilités en tout temps et en tout lieu insha Allah et que les salutations et les bénédictions soient sur notre prophète wa-salâm ’alaykum.


Au Nom d’Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux. Ô gens ! Craignez Allah et sachez que le plus grand de Ses bienfaits réside dans les Messagers qu’Il a dépêchés en tant qu’annonciateurs et avertisseurs, et dans les Livres qu’Il leur a révélés afin de trancher les litiges de Ses serviteurs.


Muhammad (صلى الله عليه وسلم), qu’Allah suscita afin de guider l’humanité dans son entier et par qui il clôtura la prophétie, fait [sans conteste] partie des plus élevés d’entre eux, de ceux dont l’emprunte fut la plus profonde et dont le message fut le plus global.


Allah l’envoya à une période creuse de la prophétie, à un moment où les hommes avaient le plus grand besoin de la lumière de [Son] message.


Par lui, Il répandit la guidée après l’égarement, l’union après la division et la richesse après la pauvreté. Les êtres devinrent alors frères par Sa grâce et des soutiens mutuels dans Sa religion. Les nations y adhérèrent ensuite et ceux qui s’y agrippèrent furent telle une lueur éclatante dans le ciel de l’histoire humaine.


En effet, aussi longtemps que la communauté islamique s’est montrée soucieuse d’appliquer la Loi d’Allah et de vivre en conformité avec les principes qui furent ceux de son guide Muhammad (صلى الله عليه وسلم) en termes de pratiques cultuelles, de relations sociales et de politique intérieure et extérieure...


Aussi longtemps donc qu’elle observa cette ligne de conduite, elle garda le leadership des nations.


Mais la situation eut vite fait de changer avec les premières déviations qui apparurent. Allah plaça alors son malheur dans ses membres mêmes et les soumis à l’autorité de leurs ennemis.


Ils devinrent tel l’écume du torrent et furent littéralement dévorés par les autres nations, sans compter que les passions semèrent la division en leur sein.


[Il convient par ailleurs de savoir] que ce prestige et cette puissance dont elle a longtemps joui ne pourront à nouveau être effectifs que lorsqu’elle reviendra, par chacun des membres et des peuples qui la constituent, vers sa religion...


Sa religion qu’elle appliquera avec tout ce que cela implique en termes de paroles, d’actes et de croyances...


Sa religion dont elle fera son unique finalité [et qu’elle observa] conformément à ce qui nous été rapporté de la part du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) et de ses nobles compagnons. Or, une parfaite application passe nécessairement par le fait de n’instaurer aucune pratique rituelle ou autre occasion religieuse en dehors de celles qui ont été vérifiées de source sûre de la part du Prophète (صلى الله عليه وسلم).


Car il a en effet uniquement été ordonné aux êtres humains d’adorer leur Seigneur en toute exclusivité. Dès lors, quiconque Lui adresse un acte d’adoration qu’Il n’a pas légiféré verra cet acte lui être renvoyé, conformément à la parole dans laquelle le Prophète (صلى الله عليه وسلم) nous dit :
" Quiconque accomplit un acte non conforme à nos enseignements le verra rejeté."
De telles pratiques constituent, aux yeux de la législation, des innovations, sachant que toute innovation est égarement.


Participe de ces pratiques innovées, la commémoration de la naissance du Prophète (صلى الله عليه وسلم) qui se déroule [chaque année] durant le mois de Rabî’ Al Awwal. Ainsi, la douzième nuit de ce mois voit les gens se réunir dans les mosquées ou chez eux pour accomplir des prières, innovées, sur le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) et lui adresser des éloges par lesquelles ils dépassent la limite qu’il a fixée en termes de considération à son égard.
D’aucuns accompagnent même parfois ces réunions d’un repas et veillent ainsi. Ils dilapident donc de l’argent et du temps tout en fatiguant leur corps dans ce que ni Allah, ni Son Messager n’ont légiféré...


Dans une pratique à laquelle ni les califes éclairés, ni les compagnons, ni les musulmans des trois premiers siècles ou encore ceux qui les ont suivis en bien ne s’adonnaient.


Or, [il est évident que] s’il y avait un bien en cela, ils nous y auraient certes devancés. Car comment Allah priverait les plus anciens membres de cette communauté, qui comptaient parmi eux les califes éclairés, d’un tel bien si toutefois il en était ainsi.


Ce n’est donc qu’au quatrième siècle de l’hégire que des gens ont institué cette innovation.


Le Sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans son ouvrage intitulé : " Iqtidâ As-Sirâte Al Mustaqîm : Mukhâlafatu Ashâb Al Jahîm " :


"L’institution, par certains, d’une fête commémorant la naissance du Prophète malgré les divergences existant quant à sa date exacte -et qui vise, soit à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ’Îssa (’alayhi salam), soit à exprimer leur amour et leur vénération pour le Prophète (صلى الله عليه وسلم) - n’était pas pratiquée par les anciens bien qu’ils aient eu raisons de le faire et que rien ne les en empêchait.
Et si une telle démarche comportait un bien, qu’il soit absolu ou même prépondérant, ces derniers seraient plus en droit de l’appliquer que nous. L’amour et la vénération qu’ils avaient à l’égard du Prophète (صلى الله عليه وسلم) étaient en effet bien plus intenses que les nôtres et ils étaient on ne peut plus soucieux que nous de pratiquer le bien. Leur amour et leur vénération s’exprimaient donc uniquement dans leur mise en conformité avec la voie du Prophète, l’obéissance qu’ils lui vouaient, l’application de ses commandements, la revivification tant dans la forme que dans le fond- de sa Sunna, la propagation [du message] avec lequel il fut dépêché et enfin dans tous les efforts qu’ils déployèrent dans leur coeur, par leur langue ou par les actes- dans cette voie.
Or, force est de constater que la plupart de ces personnes soucieuses de pratiquer de telles innovations sont dans une totale léthargie lorsqu’il s’agit d’oeuvrer là où l’ordre du Prophète (صلى الله عليه وسلم) leur est parvenu. On ne peut que les comparer à ceux qui ornent et embellissent le Coran sans le lire ou encore à ceux qui le lisent sans l’appliquer. "


Ô vous qui êtes soumis à Allah ! Sachez par ailleurs que cette pratique innovée que l’on a instaurée le 12 du mois de Rabî’ Al Awwal n’a aucun fondement du point de vue historique.
En effet, il n’a pas été vérifié de source sûre que la naissance du Prophète (صلى الله عليه وسلم) eut lieu en cette nuit. Les historiens ont ainsi divergé sur ce point en sept dates différentes, à savoir : le 02, le 08, le 09, le 10, le 12, le 17, et le 22.


Sept opinions existent ainsi et rien n’indique que l’une d’elles prévaut sur les autres. La détermination du jour exact de la naissance du Prophète al-dhiyâ’ul-Lami’ou minal-Khotbi al-djawâmi’ en ce mois reste donc inconnue.


Cependant un spécialiste contemporain de la question a établi qu’elle correspondait au 09 Rabî’ Al Awwal.


Et si une telle innovation n’est pas fondée historiquement parlant, elle ne l’est pas plus du point de vue religieux. En effet, ni le Prophète (صلى الله عليه وسلم), ni ses compagnons ou ceux qui les ont suivis en bien ne s’y sont adonnés.
Or, le messager d’Allah dit :


" Attachez-vous donc à ma Sunna ainsi qu’à la Sunna des califes bien guidés qui me succéderont. Agrippez-vous-y becs et ongles ! Et prenez garde à ce que l’on introduit en religion, car toute innovation est égarement. "
Il dit également :


" Ceci étant : ’’Le meilleur des propos est certes la parole d’Allah et la meilleure des voies est celle de Muhammad (صلى الله عليه وسلم). Quant aux pires des choses, ce sont celles que l’on introduit [en religion]. Or, toute innovation est égarement et tout égarement mène en enfer.’’ "


Toute fête ou occasion religieuse par laquelle on entend se rapprocher d’Allah en proclamant Sa grandeur ou celle de Son Messager (صلى الله عليه وسلم) entre dans le cadre des adorations. On n’en instituera donc que ce qui l’a été par Allah et par Son Prophète ( صلى الله عليه وسلم), et l’on ne pourra vouer d’adoration par l’une quelconque d’entre elles en dehors de celles avec lesquelles Muhammad (صلى الله عليه وسلم) s’est présenté à nous.


Et sachez qu’il y a dans les façons qu’Allah nous a instituées afin d’exprimer notre vénération et notre amour du Prophète (صلى الله عليه وسلم) largement de quoi nous passer de tout autre moyen que l’on innove et introduit à cet effet.


Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs et contentez-vous de ce qui a été légiféré par Allah et instauré par Son Messager (صلى الله عليه وسلم) pour délaisser ce qui ne l’a pas été.
Sachez enfin, chers musulmans, que nous n’avons pas abordé ce sujet du fait de l’existence d’une telle innovation chez nous. Nous louons en effet Allah de voir que celle-ci n’a pas cours ici et que les habitants de ce pays ne la pratiquent pas, suivant ainsi l’exemple du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et de ses compagnons.


C’est uniquement le fait que beaucoup en entendent parler sur les ondes radio qui nous a amenés à en expliciter l’origine et le statut. Le but étant que les membres de cette communauté soient à même d’en avoir une vision claire et de puiser dans ce qui fait le coeur de cette religion tout en délaissant les futilités sans fondement aucun.


[Et Allah nous dit] :
" ’’ Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude. Suivez-le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.’’ Voilà ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. " [1]
_________________

[1] Sourate Le Bétail ; verset 153.

Source : al-dhiyâ’ ul-Lami’ou minal-Khotbi al-djawâmi’ P 36

Auteur : Sheikh Muhammad Ibn Sâlih Al ’Uthaymîn

Traducteur : Abou Anas

- Recommander - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Samedi 23 juin 2007


Shaykh Muhammad ibn Salih Al-‘Uthaymin


 

Question :
Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une bid'a (innovation) ?


Réponse :
Selon la Shari'a, la définition est : Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite.

Vous pouvez aussi dire : Adorer Allah d’une manière qui n’est pas celle du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun).


La première définition est prise du verset :

« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [sourate As-Shura :21]

 

La deuxième définition est prise du hadith du prophète qui a dit :

« Je vous recommande d'adhérer à ma voie (Sunna) et la voie des successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun) qui viennent après moi. Tenez-vous-y fermement et mordez à cela avec vos molaires [c'est-à-dire, accrochez-vous-y fermement] et prenez garde des choses nouvellement inventées. »

 

Donc quiconque adore Allah d’une façon qu'Allah n'a pas prescrit ou d’une façon qui n'est pas conforme à la voie du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun), est un innovateur, que cette adoration innovée ait un rapport avec les noms et attributs d'Allah, ou avec Ses jugements et lois.

 

En ce qui concerne les choses ordinaires et les coutumes, celles-ci ne sont pas appelées bid'a (innovation) en islam, bien qu'elles puissent être décrits comme tel en termes linguistiques. Mais elles ne sont pas des innovations dans le sens religieux et elles ne sont pas des choses contre lesquelles le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous avertissait.

 
Et il n'y a en islam aucune bid'a hassana (bonne innovation).

[ Majmu’ Fatawa de Shaykh Ibn Uthaymin, vol. 2, p. 291]

 
Question :
Quels sont les types de bid'a ?

 
Réponse :
La bid'a peut être divisé en deux catégories :

 

1. La bid'a qui constitue un kufr (mécréance)

2. La bid'a qui ne constitue pas kufr

 

 
Question :
Quelle est la définition entre la bid'a qui constitue kufr et celle qui ne constitue pas kufr ?

 

Réponse :
Shaykh Hafidh Al-Hakami (rahimahullah) a dit :

 

« Le type de bid'a qui constitue un kufr est celle qui nie une question sur laquelle il y a un consensus des savants, qui est largement connue et sur laquelle aucun musulman n’a d’excuse pour ne pas la connaître, comme nier quelque chose qui est obligatoire, rendre obligatoire ce qui n'est pas obligatoire, ou rendre  quelque chose de haram,  halal. Ou rendre quelque chose de halal, haram; ou croire certaines choses sur Allah, Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et Son Livre desquels ils sont au-dessus, que ce soit un déni ou une affirmation - parce que cela signifie ne croire au Qur'an et au message avec lequel Allah a envoyé à Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam).

 

Les exemples incluent la bid'a des Jahmiya, qui ont nié les attributs d'Allah; ou la notion que le Qur'an a été créé; ou la notion que certains des attributs d'Allah ont été créé; ou la bid'a des Qadariya qui ont nié la connaissance et les actions d'Allah; ou la bid'a des Mujassima qui ont assimilé Allah à Sa création ... etc.

 

La deuxième catégorie, la  bid'a qui ne constitue pas kufr, est définie comme celle qui n'implique pas de rejet du Qur'an ou de quelque chose avec lequel Allah a envoyé à Ses Messagers.

 

Les exemples incluent les bida’ des Marwani (qui ont été dénoncées par les plus grands compagnons qui ne les ont pas approuvés, bien qu'ils ne les aient pas déclaré kafir ou aient refusé de leur faire allégeance cause de cela), comme le retardement de certaines des prières jusqu'à la fin des temps dus, faire la khutba du ‘Id avant la prière ‘Id, faire la khutba assis le vendredi, etc.

 
[Ma'arij Al-Qubul, 2/503-504]

 


Question :
Quelle est le jugement sur celui qui commet une bid'a, est-il un kafir (mécréant) ou non ?

 

Réponse :
La réponse est que cela dépend.

 

Si la bid'a constitue un  kufr, la personne est un des deux types suivants :

1. Si on sait que son intention est de détruire les bases de l’islam et en faire douter les musulmans. Une telle personne est certainement un kafir; en effet, il est étranger à l’islam et est un des ennemis de la foi.

 

2. Ou il est trompé et confus; il ne peut pas être accusé d’être un kafir avant que la preuve ne soit établie contre lui, en toute équité.

 

Si la bid'a ne constitue pas kufr, il ne doit pas être accusé d’être un kafir. Plutôt, il reste musulman, mais il a commis une mauvaise action grave.

 


Question :
Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une bid'a ?

 

Réponse :
Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des  bida’ qui peuvent constituer un kufr ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font. Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit :


« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance » [sourate Al-An'am :108]

 

Si nous découvrons qu'ils sont têtus et arrogants, nous devons dévoiler leur mensonge, parce qu'alors l'indication de leur mensonge devient une obligation sur nous.

 

En ce qui concerne le fait de s’éloigner d'eux, cela dépend de la  bid'a. Si c'est une bid'a qui constitue un kufr, il est obligatoire de s’éloigner de cette personne. Si elle a d'un degré moindre que cela, il est essentiel d'examiner la situation plus loin. Si quelque chose peut être fait en s’éloignant de la personne, nous le faisons; si aucun but ne sera servi par cela, ou qu’il sera seulement plus désobéissant et arrogant, nous devons éviter de le faire, parce que tout ce qui ne sert aucun but, il est meilleur de ne pas le faire.

 
Et aussi, en principe, il est haram de s’éloigner d’un croyant, parce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :  « Il n'est pas permis à un homme d’abandonner [de ne pas parler à] son frère pour plus de trois [jours] »
 
- Recommander - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Lundi 18 juin 2007


Al-A’amash rapporte qu'Ibrahîm (An-Nakha’î) a dit: "Il n'y a pas de médisance en ce qui concerne l'innovateur." [Al-Lalika'î (1/140, no: 276)]

Al-Hasan Al-Basrî a dit: "Il n'y a pas de médisance en ce qui concerne l'innovateur ou le pécheur qui fait son mal ouvertement." [Al-Lalika’î (1/140, no: 279)]

Al-Hasan Al-Basrî a dit: "Il n'y a pas de médisance en ce qui concerne les gens de l'innovation." [Al-Lalika’î (1/140, no: 280)]


Sous l'autorité de Makkî Ibn Ibrahîm qui dit: "Shu’abah avait l'habitude de venir dire auprès d'Imran Ibn Hudayr : ‘O ‘Imran, médisons pendant une heure pour Allah'. Et ils mentionnaient les fautes et les défauts des rapporteurs de ahadiths" [Al-Kifayah fi ‘Ilm-ir-Riwayah d' al-Khatîb Al-Baghdadî p.91)]

Abu Zur’ah Ad-Dimashqî dit: "J'ai entendu Abu Mushar être interrogé au sujet d'un homme qui fait des erreurs,interprète mal et tort les ahadiths, il dit: ‘Faites que son cas soit connu'. Je dis à Abu Zur’ah: ‘Ne consières tu pas celà comme étant de la médisance?' Il dit 'Non'." [Sharh ‘Ilal At-Tirmidhî d'Ibn Rajab (1/349) et Al-Kifayah of Al-Baghdadî pp.91-92 dans la version d'Al Khatîb il est dit " je dis à Abu Mushar" à la place de "je dis à Abu Zur’ah."]


Al-Hasan Ibn ‘Alî Al-Iskafî dit: "J'ai demandé à Abu ‘Abdillah Ahmad Ibn Hanbal la signification de la médisance. Il dit "C'est lorsque tu mentionnes les défauts d'une personne". Je dis:" Si la personne dit: 'N'écoutes pas le hadith de tel ou tel et telle et telle personne fait fait des erreurs (dans sa narration)?’" Il dit: " si les gens abandonnes de faire celà, l'authentique ne sera pas connu de son opposé." [Sharh ‘Ilal At-Tirmidhî(1/350-351)]

Isma’îl Al-Khatabî dit: ‘Abdullah Ibn Ahmad nous a rapporté dire: "J'ai dit à mon père: ‘Que dis tu à propos des chercheurs de hadith qui vont chez un professeur qui est peut-être murji’î ou shi'î ou qui a quelques oppositions à la Sunnah en lui.Est-il permis pour moi de rester silencieux sur lui ou devrais-je mettre en garde contre lui?' Mon père dit: ‘ Si il appelle les gens à l'innovation et qu'il est un Imâm (ou un guide) en celà et appelle à celà alors oui, met en garde contre lui'" [Al-Kifayah p.93 et Sharh ‘Ilal At-Tirmidhî (1/350)]

L'Islam est la Religion du juste milieu et le minhaj des salafs salih est le minhaj du juste milieu, de même en ce qui concerne la critique des gens de l'innovation, il y'a un juste milieu à respecter afin de ne pas tomber dans l'exagération comme nous le rappel Ahmad ibn Yahya An-Najmi dans sa rissala
Passer son temps dans la Critique ( Djarh )

Question : Certains jeunes étudiants en science occupent leur temps à parler contre les Hizbis (partisans des sectes égarées), passant une grande partie de leur temps en cela. De ce fait, ils gaspillent (leur temps pour) la recherche de la science, qui est ce qui leur bénéficiera devant leur Seigneur - et qui leur clarifiera ce qui est entaché de ce qui est pur - afin de connaître les erreurs des Hizbis.
En fait, leur occupation n’est rien d’autre que : « Quel est ton avis sur cette personne » et « Quel est ton avis sur cette autre ? » La plupart de leurs assises sont arrivées à cette condition, au point qu'ils jettent des accusations sur des personnes au hasard. Ainsi, quel est votre conseil aux ces jeunes ?

 Incitez-les à donner de l'importance à la science religieuse, qui les protégera contre les innovations.

 
 

 

 
Réponse : La réalité est que l’exagération dans ces sujets, qui sortent l'étudiant en science du royaume de la vérité vers l'argumentation, et la perte de temps en paroles ne produit pas un résultat salutaire, mais amène plutôt la personne à des assises vides (de science), et ceci n'est pas correct.

Plutôt, il est obligatoire à l’étudiant en science d’occuper son temps dans l’obéissance à Allah, la recherche de la science et la présence dans les assises (de science). Mais il n'y a rien de mal à écouter quelqu’un avertir à leur sujet ou à écouter l’exposition de leurs caractéristiques, de sorte qu'il puisse prendre garde contre eux. Mais quant à occuper tout notre temps dans le discours (kalam) contre eux, et ne pas se préoccuper de la recherche de la science, qui nous bénéficiera, aucun doute que c'est une grosse erreur et une grande méprise.

 


Article tiré du site al-manhaj.com 

Source : Al-Fatawa Al-Jaliyya: 27-28 
Traduit en français par les salafis de l’Est

 
 
 
 
 
- Recommander - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Samedi 16 juin 2007

Avis de shaykh Muqbil sur Jama'at-Tabligh


Question
: Que dites-vous à propos de Jama'at Tabligh et de leur méthode dans la da'wa ? Et que savez-vous d'eux ? 

Réponse : Shaikh Hamud ibn 'Abdillah At-Tuwayjiri a compilé un traité intitulé : " Al-Qawlul-Baligh fi-Tahdhir min Jama'at At-Tabligh" (la Parole Sérieuse (éloquente) Concernant l'Avertissement Contre Jama'at Tabligh). Je conseille de le lire. Et les écrits qui expliquent leurs pratiques du shirk (l'adoration d'autre qu'Allah), leurs pratiques soufies et leurs égarements sont nombreux. Et leur da'wa est une da'wa morte. Si elle n'était pas morte, elle ne serait pas allée sur la terre des communistes pendant le temps du Communisme (quand le Communisme était fort). En effet, un frère français nous est venu et nous lui avons dit : « Nous est-il possible de venir dans votre pays pour faire da'wa (propagation et invitation à l’islam) ? » Il a dit : « Vous ne pouvez venir que sous le nom de Jama'at Tabligh (c'est-à-dire en feignant d'être eux). Car on leur permet de venir (en France). » 

Et leur da'wa, si elle était au temps d'Abû Jahl, il (Abû Jahl) ne s'opposerait pas à eux. Ils appellent aux six qualités (ou points, comme ils les appellent). Donc leur da'wa est une da'wa qui est basée sur l'ignorance. Et Allah le Très-Haut, dit : 

« Dis : “Voici ma voie, j'appelle les gens [à la religion] d’Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente (basira). Gloire à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » [sourate Yussuf :108] 

Et ces gens (les Tablighis), des gens qui vendent de l'alcool et des drogues les rejoignent et le laïc qui ne sait rien tout est aussi avec eux. Ainsi, leur da'wa est un appel à l'ignorance et à l’égarement. Je ne conseille à personne de sortir avec eux et c'est une bonne idée s'ils sont empêchés (d'étendre leur da'wa). Sans parler de la question de leur condition de périodes pour la da'wa : vous êtes supposé sortir avec eux (selon leurs dires) pendant trois jours, un mois, ou trois mois. Tout cela est Bida' a (innovation). Et Allah le Puissant et majestueux dit : 

« Craignez Allah, donc autant que vous pouvez, écoutez, obéissez » 
[sourate At
-Taghbun :16]
 

Ainsi, vous devez sortir et faire da'wa selon votre énergie et capacité. Et je conseille aux gens de sortir avec les gens de laSunna (Ahlus-Sunna). Car en vérité, vous profiterez de réviser le Qur'an, d’apprendre les hadith et d’être averti contre les actes de shirk, ou vous profiterez de l'étude de la science fondée. Ainsi, nous n’avons aucun besoin de sortir avec eux (les Tablighis). 

Shaykh Muqbil ibn Hadi Al-Wadi'i

Source : Tuhfatul-Mujib 'ala As'ilatil-Hadhir wal-Gharib, question n°58.

Traduit par Aqil Walker

Traduit en français par les salafis de l’Est
 
 
 
 
- Recommander - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 13 juin 2007

 


Question : Quelle est la parole véridique concernant la lecture des livres des innovateurs et l'écoute de leurs cassettes ?


Réponse : Il n'est pas permis de lire les livres des innovateurs ou d’écouter leurs cassettes, sauf pour celui qui veut les réfuter et expliquer leur déviance.

 

En ce qui concerne la personne qui commence (dans l'étude), l'étudiant en science et la personne commune, ou la personne qui lit seulement pour voir ce qu’ils contiennent et pas pour la réfutation et l'explication de la situation de ceci (les livres déviants), il ne lui est pas permis de lire ces livres. Ceci parce qu'ils pourraient avoir un effet sur son cœur.[1] et le rendre confus et ainsi il sera affecté par leur mal. Donc, il n'est pas permis de lire les livres des gens de l’égarement, à part les gens qui sont des spécialistes parmi les gens de science, pour réfuter ces livres et avertir contre eux.

 

 [1] Note de bas de page de Shaikh Jamal Al-Harithi : En effet les narrations des Salaf sur l'avertissement contre les gens des passions et des innovations sont trop nombreuses pour êtres niées (Mutawatir). Ainsi voici certaines de ces narrations que nous vous présentons, ô mon frère qui cherche la vérité :

 

Abu Qulaba a dit : « Ne vous asseyez pas avec eux - les gens de l'innovation - et ne vous mélangez pas avec eux, car en vérité je crains qu’ils ne vous emportent tous dans leur égarement, ou qu’ils vous rendent confus concernant beaucoup de ce que vous savez. » (Al-Lalaka'i, 1/134 et le livre Al-Bida’ wa-Nahy 'anha -, pg. 55 et le livre Al-I'tisam de As-Shatibi, 1/172.)

 

Ibrahim An-Nakha'i a dit : « Ne vous asseyez pas avec les gens de l’innovation et ne leur parlez pas, car en vérité je crains que vos cœurs ne tournent apostats. » (Al-Bida’ wa-Nahy 'anha, pg. 56 et Al-I'tisam, 1/172.)

 

Abu Qulabah a dit : « ô Ayub - As-Sakhtiyani - ne donne rien de ton écoute aux gens des passions (c'est-à-dire ne les écoute pas du tout). » (Al-Lalaka'i, 1/134.)

 

Et Al-Fudhayl Ibn 'Iyadh a dit : « Si vous voyez un innovateur sur la route, prenez une autre route. » (Al-Ibana, 2/475.)

 

Et on a interrogé Abu Zar'a ibn Al-Harith à propos de Asad Al-Muhasibi et ses livres, donc il a dit à la personne qui l’a interrogé : « Prends garde à ces livres. Ce sont des livres d'innovations et d’égarements. Tu dois persévérer sur la voie ancienne (c'est-à-dire la voie des Salaf). » Il lui a été aussi dit : « Dans ces livres il y a une bonne leçon. » Donc il a répondu : « Quiconque ne tire pas de bonne leçon dans le Livre d'Allah, alors il n’y a aucune bonne leçon pour lui dans ces livres. » Alors il a dit : « Comme les gens se précipitent se précipitent rapidement vers les innovations. » (At-Tahdhib, 2/117 et Tarikh Bagdad, 8/215.)

 

Al-Imam Ahmad a eu une parole dure quant à Al-Muhasibi quand on l’a interrogé à son sujet et parmi ce qu'il a dit à la personne qui interrogeait était : « Ne soit pas trompé par « sa tête » (c'est-à-dire dans la piété), car en vérité c’est un homme mauvais... ne lui parle pas et il ne doit y avoir aucun respect lui ... et nous ne fermons pas les yeux sur lui." (Voir la narration en entier dans Hashiya, n° 49, p. 30.)

 

Donc c'est le Manhaj (la méthodologie) des Salaf dans leur rapport avec les gens de l'innovation et leur position en ce qui concerne leurs livres et l’écoute de leur discours, donc mesurez cela en comparaison de leurs cassettes (c'est-à-dire du fait de les écouter).

 

O comme cela est sérieux. Notre jeunesse comprendra-t-elle ce Manhaj et évitera-t-elle les cassettes et les livres des gens de l'innovation et des passions de notre époque ?


 Auteur: fawzan
 Article tiré du site assalafi.com
Source : Al-Ajwibatul-Mufida 'an As'ilatil-Manahijil-Jadida, pp. 78-79, question n°39.
Traduit par Abu Sumaya
Traduit en français par les salafis de l’Est
 
- Recommander - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus