La règle islamique sur l’horoscope
Ce n'est pas la seule pratique de l'astrologie qui est Haram, mais le fait de visiter un astrologue, d'écouter ses prédictions, d'acheter des livres sur l'astrologie ou de lire son propre horoscope est également interdit ! Comme l'astrologie est généralement utilisée pour prédire le futur, ceux qui la pratiquent sont considérés comme des devins ou des oracles.
Par conséquent, l'arrêt contenu dans la déclaration du Prophète : « La salât de quiconque approche un devin et lui demande quoi que ce soit ne sera pas acceptée durant une période de 40 jours et 40 nuits » [Rapporté par Hafsah et recueilli par Moslem (Sahih Moslem (traduction anglaise), vol.4, p. 1211, no.5540).] inclut celui qui cherche à connaître son horoscope.
La peine contenue dans ce Hadith s'applique même à celui qui approche simplement un astrologue et qui lui pose des questions, quand bien même il aurait des doutes sur le caractère véridique des déclarations qui lui sont faites.
Car si quelqu'un doute du caractère vrai ou faux des informations astrologiques, il se demande si d'autres qu'Allah connaissent le futur et l'inconnaissable. Cela constitue une forme de Shirk, car Dieu a clairement déclaré :
{C’est Lui qui détient les clés de l'Inconnaissable. Nul autre
que Lui ne les connaît...}
[Sourate 6 – Verset 59].
{Dis : « Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l'Inconnaissable, à part Allah ».}
[Sourate 27 – Verset 65]
Cependant, si l'on croit vraiment à ce que dit notre horoscope, soit par la bouche d'un astrologue, soit sur les pages d'un livre d'astrologie, on tombe directement dans l'incroyance tel qu'il ressort de la déclaration du Prophète : « Quiconque approche un oracle ou un devin et croit ce qu'il dit, ne croit pas à ce qui a été révélé à Mohamed.» [Rapporté par Abou Houraira et recueilli par Ahmed et Abou Daoud (sunan Abou Daoud (traduction anglaise), vol.3, p. 1095, no.3895).]
Les musulmans sont donc dans l'obligation de rester bien à l'écart de ces domaines
Ainsi, les bagues, colliers, etc. qui arborent un signe du zodiaque ne doivent pas être portés, même si l'on ne croit par en la valeur de ces signes. Ils constituent une partie intégrante d'un système monté de toutes pièces qui propage l'incroyance et dont on doit entièrement se débarrasser. Aucun musulman croyant ne doit demander à un autre quel est son signe ou essayer de le deviner ; de même qu'aucun musulman ou musulmane ne doit lire la rubrique des horoscopes dans les journaux ni se la faire lire. Et tout musulman qui se permet de déterminer ses actes en fonction de prédictions astrologiques doit implorer le pardon d'Allah et renouveler son Islam.
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Shaykh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn
Question : Que signifie al-ikhlâs (la sincérité) ? Et quel est le jugement sur une personne qui recherche – par son adoration – autre chose (que la sincérité envers Allah) ?
Réponse : Al-Ikhlâs consiste à ce que le serviteur cherche par son adoration à se rapprocher d’Allah, et à être comblé de Ses bienfaits. Si le serviteur recherche autre chose par son adoration, alors il faut distinguer les cas suivants : Premier cas : Chercher par ce moyen à se rapprocher d’un autre qu’Allah et à s’attirer des éloges des hommes pour ces actes. Ceci annule l’acte et fait partie du polythéisme. Abû Hurayrah, rapporte que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Allah dit : “Je me passe largement d’être associé à quelqu’un. Quiconque accomplit un acte dans lequel il M’associe quelqu’un, Je le délaisse, lui et son polythéisme”. Deuxième cas : Chercher par se moyen à atteindre quelque avantage de ce bas monde comme le pouvoir, la renommée, les richesses, sans chercher à se rapprocher d’Allah par cette adoration. Cet acte n’est pas valide, et ne le rapprochera pas d’Allah : « Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. Ceux-là sont ceux qui n’auront pas d’autre récompense, dans l’au-delà, que le Feu. Ce qu’ils auront fait ici-bas sera annulé, et leurs œuvres seront vaines. » (Hud 15-16) La différence entre le premier et le second cas est que dans le premier, il souhaite être loué pour son adoration d’Allah. Quant au deuxième cas, il ne souhaite pas être loué pour les actes d’adoration, et cela lui importe peu. Troisième cas : Chercher par ce moyen à se rapprocher d’Allah, et aussi les avantages matériels qui peuvent en découler, comme le fait de chercher – en plus de l’intention d’adorer Allah – à faire de l’exercice physique lorsque l’on accomplit ses ablutions ou à se nettoyer des saletés ; ou profiter du pèlerinage pour visiter les lieux lors du pèlerinage et voir les pèlerins. Tout cela diminue de la valeur de la sincérité. Si l’intention principale est l’adoration, cette personne ne pourra aspirer à la récompense totale, mais cela n’est pas un péché ou une désobéissance car Allah dit au sujet des pèlerins : « Il n’y pas de mal à ce que vous recherchiez les bienfaits de votre Seigneur.» (Al-Baqarah, 198). Mais si l’intention principale n’est pas l’adoration, alors cette personne n’aura pas de récompense dans l’au-delà. Sa seule récompense sera ce qu’elle aura retiré de ce bas monde… et je crains que ce ne soit un péché, car elle aura utilisé l’adoration – qui est le plus noble des objectifs – comme moyen pour atteindre un bienfait futile de ce bas monde. Elle est donc comparable à ceux au sujet desquels Allah dit : « Certains parmi eux te critiquent au sujet des aumônes : si on leur en donne, ils sont satisfaits ; mais si on ne leur en donne pas, ils sont mécontents. » (At-Tawbah, 58). Abû Hurayrah rapporte : « Un homme dit : « Ô Prophète d’Allah ! Qu’en est-il d’une personne qui à l’intention de participer au Jihâd dans le but d’acquérir quelque bien matériel ? » Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dit : « Il n’aura pas de récompense. » (Abû Dâwûd) Et dans les deux Sahîh d’après ‘Umar ibn ul-Khattâb, le Prophète, a dit : « Celui dont l’émigration (Hijrah) a pour but un bien matériel ou le mariage avec une femme, son émigration lui sera comptée comme telle. » (Al-Bukhârî et Muslim) Si les deux intentions sont à un même niveau, sans que l’une ou l’autre des intentions ne l’emporte sur l’autre, alors cela est discutable… bien que le plus correct des avis est qu’il n’y a pas de récompense, comme dans le cas où une personne accomplit un acte pour Allah et pour quelqu’un d’autre. La différence entre le troisième cas et le second, c’est que le but matériel, du cas précédent, se produit ici comme une conséquence de l’acte d’adoration, ce que cet acte induit comme bénéfice matériel terrestre. Si quelqu’un demande : quel est le critère permettant de savoir si l’intention majoritaire est l’adoration ou autre chose ? Nous répondons que le critère est que si la personne n’accorde aucune importance à tout ce qui se produit en dehors de l’adoration, et ne se soucie pas de savoir si cela s’est produit ou non, c’est une preuve que l’intention majoritaire est l’adoration, et inversement. Quoi qu’il en soit, l’intention – qui est la parole du cœur (Qawl ul-Qalb) – est d’une importance extrême et joue un rôle majeur, car elle peut élever une personne au niveau des gens sincères comme elle peut la rabaisser au plus bas. Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf) disaient : « Le plus dur des combats que j’ai mené contre mon âme est lorsque j’ai voulu l’obliger à être sincère. »
Source : Majmû’ Fatâwâ wa Rasâ’il Shaykh Ibn ‘Uthaymîn, (1/98-100). |

SOURCE :
Posté par notre frère Abû Hudhayfah Al-Qamarî
http://www.fourqane.com/forum/viewtopic.php?t=298
Ainsi, par notre sous-entendu implicite qui est « ne mérite » s’éclaircit la réponse à l’ambiguïté prononcée par plusieurs personnes qui est : comment pouvez-vous dire « nulle divinité sauf Allah », alors qu’il existe d’autres divinités qui sont adorées en dehors d’Allah, qu’Allah a nommé divinité ainsi que leurs adorateurs ? En effet, Allah (béni et exalté) a dit :
[…Leurs divinités, qu’ils invoquaient en dehors d’Allah, ne leur ont servi à rien, quand l’ordre (le châtiment) de ton Seigneur fut venu…] (Sourate ‘Hûd’ verset 101).
[N’assigne point à Allah d’autres
divinités…] (Sourate ‘Le voyage nocturne’ verset 22).
[Et n’invoque nulle autre divinité avec
Allah…] (Sourate Al-Qassas verset 88).
[ jamais nous n’invoquerons de divinité en dehors de
Lui ]
De plus, comment peut-on affirmer que l'adoration est vouée à autre qu’Allah alors que les Prophètes ont dit à leurs peuples :
La réponse à cette ambiguïté apparaît lorsque nous sous-entendons « ne mérite en toute vérité d’être adoré » dans notre formulation « Nulle divinité sauf Allah ».
[Il en est ainsi parce qu’Allah est Lui le Vrai, alors que tout ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux, et qu’Allah est le Haut, le Grand.] (Sourate ‘Louqmân’ verset 30).
[Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez
inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leurs sujets…] (Sourate Yousouf verset 40).
Allah le Très-Haut a dit :
[Dis : « Ô hommes ! Je suis, pour vous tous, le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son Messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ».] (Sourate Al-A’râf verset 158).
Parmi les exigences de ce témoignage est de ne pas croire que le Messager d’Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a un droit à la Seigneurie (rouboubîya)[2], à l’organisation de l’univers ou un droit à l’adoration. Ce Messager (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) est, plutôt, un serviteur que l’on ne doit pas adorer et un Messager que l’on ne doit pas démentir. Aussi, parmi ces exigences, nous devons croire qu’il (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) ne possède pour lui-même ou pour autrui aucun bienfait ni aucune nuisance à part ce qu’Allah aura voulu. Comme Allah dit :
[Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni profit ni
dommage, sauf ce qu’Allâh veut. Et si je connaissais l’Inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m’aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu’un
avertisseur et un annonciateur ».] (Sourate Al-A’râf verset 188).
« Dis: "En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. À Lui nul associé! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » (sourate ‘les bestiaux’ verset 162 et 163) et que le droit du prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) de lui donné comme place celle qu’Allah lui a donné, celle de serviteur et de messager d’Allah et que la prière et le salut d'Allah soient sur lui.

Source : le site ahloulhadith