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Mardi 10 mars 2009

Palestine, Tchétchénie, Cachemire...



Règle 20
Ils croient en ce qui est mentionné dans le Coran comme Loi universelle d’Allah dans la Création et la Législation, dans la Parole d’Allah :

« Si une blessure vous atteint, [sachez que] le peuple (ennemi) a subi aussi pareille blessure. Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens, afin qu’Allah reconnaisse ceux qui ont cru, et qu’Il choisisse parmi vous des martyrs - et Allah n’aime pas les injustes »

Il y a dans le fait que les croyants soient parfois éprouvés par le triomphe de leur ennemi, sa domination et sa victoire sur eux, une grande sagesse que seul Allah connaît en détails. Parmi celle-ci :

Faire apparaître leur servitude et humilité devant Allah, leur déférence et besoin devant Lui, et leur demande de secours contre leurs ennemis. S’ils étaient perpétuellement secourus, dominateurs et victorieux, ils seraient méprisants et mauvais, et si au contraire ils étaient perpétuellement dominés, vaincus et battus par leurs ennemis, la religion n’existerait pas, et la vérité n’aurait pas de nation. Ainsi, la sagesse du plus Sage des sages implique qu’Il les fasse évoluer entre la victoire et la défaite. Lorsqu’ils sont vaincus, ils implorent leur Seigneur et reviennent à Lui, se soumettent, s’humilient et se repentent à Lui ; et lorsqu’ils remportent la victoire ils établissent Sa religion et Ses rites, commandent le bien et interdisent le mal, combattent Son ennemi et secourent Ses alliés.


S’ils étaient perpétuellement secourus, victorieux et dominateurs, se mêlerait à eux celui dont le but n’est pas la religion et le suivi du Messager (salallahu ‘alayhi wasalam), mais ne fait que se lier à celui qui détient domination et puissance. Et s’ils étaient perpétuellement dominés et vaincus, personne ne se joindrait à eux. Ainsi, la sagesse divine implique qu’ils aient parfois un État pour eux et parfois contre eux, et qu’ainsi on puisse distinguer celui qui vise Allah et Son Messager de celui qui ne vise que ce bas monde et le rang.


Allah aime que Ses serviteurs complètent leur servitude dans la facilité et la difficulté, dans la sécurité et l’épreuve, dans la domination et l’oppression. Allah demande à Ses serviteurs une servitude conforme aux deux situations, qui ne se réalise que par elles, et sans lesquelles le cœur ne peut être sur la voie droite, de la même manière que le corps a besoin de la chaleur et du froid, de la faim et de la soif, de la fatigue et de l’élévation, et de leur contraire. Ces souffrances et épreuves sont une condition pour atteindre la perfection humaine et la rectitude qu’on lui demande, et il n’y a pas de cause sans conséquence.


Le fait qu’Allah les éprouve par la domination de leur ennemi les purifie, les épure et les assainit, comme Allah le dit concernant la sagesse de la domination des mécréants sur les croyants au jour de la bataille de Uhud : « Ne fléchissez pas, ne vous affligez pas alors que vous dominez, si vous êtes de vrais croyants. Si une blessure vous atteint, [sachez que] le peuple (ennemi) a subi aussi pareille blessure. Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens, afin qu’Allah reconnaisse ceux qui ont cru, et qu’Il choisisse parmi vous des martyrs - et Allah n’aime pas les injustes – et afin qu’Allah purifie et éprouve ceux qui ont cru, et anéantisse les mécréants. Pensez-vous entrer au Paradis sans qu’Allah ne distingue parmi vous ceux qui luttent et qui sont endurants ? Bien sûr, vous souhaitiez la mort avant de la rencontrer. Or vous l’avez vue, certes, tandis que vous regardiez ! Muhammad n’est qu’un messager – tout comme les messagers qui l’ont précédé. S’il venait à mourir, ou s’il était tué, feriez-vous marche arrière ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuit en rien à Allah ; et Allah récompensera les reconnaissants. » (Âl cImrân, v.139-144)


Allah a mentionné plusieurs formes de sagesses pour lesquelles les mécréants les ont dominés, après qu’Il les ait affermis, renforcés et leur ait annoncé qu’ils seraient supérieurs en raison de ce qu’on leur a accordé comme foi. Et Il les a réconfortés en leur disant que si une blessure les atteignait dans Son obéissance et l’obéissance à Son Messager, alors une blessure a atteint leurs ennemis dans l’inimitié qu’Il leur voue, ainsi que Son Messager. Puis Il les informa que par Sa sagesse, Il fait alterner les jours bons et mauvais parmi les gens, et fait que chacun d’eux en reçoive une part, comme la subsistance et l’existence. Puis Il les informa qu’Il a fait cela pour connaître les croyants parmi eux, et Il connaît toute chose avant et après son existence, mais Il a voulu les connaître alors qu’ils sont existants et témoins, connaissant ainsi leur foi dans les faits. Puis Il les informa qu’il voulait prendre parmi eux des martyrs, car le martyre est un degré élevé et un haut rang auprès d’Allah qui ne peut être atteint que par le combat sur Son sentier. Ainsi, sans la domination de l’ennemi, le rang du martyre ne pourrait être atteint alors qu’il est une des choses les plus aimées d’Allah et les plus utiles pour le serviteur. Puis Allah a mentionné qu’Il voulait purifier les croyants, c’est-à-dire les purifier de leurs péchés par le repentir et le retour vers Lui, et leur pardonner leurs péchés par la domination de l’ennemi. Mais malgré tout, Il montre qu’Il veut anéantir les mécréants pour leur tyrannie, transgression et inimitié lorsqu’ils sont secourus. Puis Il a réprouvé leur attente et supposition qu’ils entreraient au Paradis sans combat ni patience. Il a montré que Sa sagesse rejetait cela, et qu’ils n’y entreraient que par le combat et la patience, et s’ils étaient perpétuellement secourus et victorieux, personne ne les aurait combattus, et ils n’auraient pas été éprouvés par un mal de leurs ennemis sur lequel ils doivent patienter. Ce sont là quelques-unes des sagesses dans la domination et la victoire de leur ennemi sur eux parfois. » [Ighâthah Al-Lahfân (2/191)]

« Pour ce qui est de la victoire, Allah peut parfois soumettre les croyants aux mécréants, de même qu’Il soumet les mécréants aux croyants, comme ce fut le cas pour les Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) avec leur ennemi. Mais la bonne fin appartient aux pieux, car Allah dit : « Nous accorderons Notre victoire à Nos Messagers et à ceux qui croient, dans la vie présente tout comme le jour où les témoins [les anges] se dresseront (le Jour du Jugement). » (Ghâfir, v.51)


S’il y a une faiblesse chez les musulmans et que leur ennemi les domine, cela est dû à leurs péchés et fautes, soit par leur négligence dans l’accomplissement des obligations apparentes et cachées, soit par leur transgression des limites apparentes et cachées. Allah dit : « Ceux d’entre vous qui se sont détournés en vous abandonnant, le jour où les deux armées se rencontrèrent, c’est seulement le Diable qui les a induit en erreur, à cause d’une partie de leurs péchés. » (Âl ‘Imrân, v.155)

« Alors qu’un malheur vous atteint – tandis que vous aviez infligé le double à vos ennemis (à la bataille de Badr) - vous dites : « D’où vient cette défaite ? » Alors réponds-leur : « Elle vous vient de vous (vos propres péchés). » » (Âl ‘Imrân, v.165)

« Allah fait triompher ceux qui soutiennent Sa religion. Allah est assurément Fort et Puissant. Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la prière, acquittent la Zakât, ordonnent le bien et interdisent le mal. Cependant, l’issue finale de toute chose appartient à Allah. » (Al-Hajj, v.40-41) » [Majmû’ Al-Fatâwâ (11/645)]


Le Coran a également indiqué comment résoudre trois problèmes parmi les plus subis par les gens en tout lieu parmi ceux qui s’affilient à l’islam. Et par ces trois problèmes, Il en indique des autres :


Premier problème : La faiblesse des musulmans partout dans le monde, en nombre et en arme pour affronter les mécréants. Le Coran a indiqué la solution à ce problème de la voie la plus droite et la plus juste et a montré que le remède à cette faiblesse dans la lutte contre les mécréants était l’orientation sincère vers Allah et le fait de ne s’attacher qu’à Lui, la force de la foi en Lui et la confiance placée en Lui, car Allah est Fort et Puissant, Dominateur sur toute chose. Ainsi, celui qui fait réellement partie de Son parti ne peut être vaincu par les mécréants, quelle que soit leur force. Parmi les preuves qui montrent cela est que lorsque les mécréants ont infligé aux musulmans ce grand blocus militaire lors de la bataille des coalisés mentionné dans la Parole d’Allah : « Quand ils vinrent à vous, en amont comme en aval, quand les yeux étaient révulsés et les cœurs remontaient dans les gorges et que vous aviez au sujet d’Allah toutes sortes de mauvaises pensées… Les croyants furent alors éprouvés et violemment secoués. » (Al-Ahzâb, v.10-11)

Le remède fut celui que nous avons mentionné. Regarde donc la dureté de ce blocus militaire et la force de son impact sur les musulmans, alors qu’à ce moment la terre entière avait rompu tout lien avec eux, aussi bien politiquement qu’économiquement. Si tu connais cela, sache que le remède qu’ils ont opposé à cette situation terrible, et la solution qu’ils ont apporté à ce grand problème est ce qu’Allah a mentionné dans sourate Al-Ahzâb par Sa Parole : « Et quand les croyants virent les coalisés, ils dirent : « Voilà ce qu’Allah et Son messager nous avaient promis ; Allah et Son messager disaient la vérité. » Et cela ne fit qu’accroître leur foi et leur soumission. » (Al-Ahzâb, v.22)

Cette foi parfaite, cette immense soumission à Allah et la confiance en Lui furent les solutions à ce grand problème, et le Coran a mentionné les résultats de ce remède dans la Parole d’Allah : « Ainsi, Allah a renvoyé les mécréants, la rage au coeur, sans qu’ils n’aient rien pu obtenir, et Allah a épargné aux croyants le combat. Allah est Fort et Il est Puissant. Et Il fit descendre de leurs forteresses ceux, parmi les Gens du Livre, qui les avaient soutenus, et jeta l’effroi dans leurs cœurs. Vous mites à mort une partie d’entre et eux et firent les autres prisonniers. Il vous fit hériter de leur terre, demeures et biens, ainsi que d’une terre que vous n’aviez point foulée. Et Allah est Capable de toute chose. » (Al-Ahzâb, v.25-27)

Ce par quoi Allah les a secourus contre leur ennemi, et par quoi ils n’espéraient pas être secourus, furent les anges et le vent. Allah dit : « Ô vous les croyants ! Rappelez-vous le bienfait qu’Allah vous a accordé lorsque des troupes vinrent à vous puis que nous leur envoyâmes une tempête et des troupes que vous ne voyiez pas. » (Al-Ahzâb, v.9)

Lorsqu’Allah vit chez ceux qui ont conclu le pacte de Ar-Ridwân cette sincérité parfaite, Il mentionna leur sincérité en un nom équivoque dans Sa Parole : « Allah a agréé les croyants lorsqu’ils t’ont prêté serment d’allégeance sous l’arbre. Il a su ce qu’il y avait dans leurs cœurs » (Al-Fath, v.18)

C’est-à-dire comme foi et sincérité, et le résultat en fut ce qu’Allah mentionna dans Sa Parole : « Il vous promet aussi un autre butin que vous ne pouviez remporter jusque-là et qu’Allah a embrassé de Sa puissance, car Allah est Capable de toute chose. » (Al-Fath, v.21)

Allah a donc montré clairement dans ce verset qu’ils ne pouvaient le remporter jusque là, mais qu’Allah l’a embrassé de Sa puissance et leur a permis de le remporter. C’est là un résultat de la force de leur foi et l’intensité de leur sincérité.


Deuxième problème : La domination des mécréants sur les croyants par les meurtres, les blessures et toutes formes de torts, alors que les musulmans sont sur la vérité et les mécréants dans le faux. Cette question a également posé problème aux Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et Allah leur a répondu à ce sujet et en a indiqué les causes d’une réponse divine récitée dans Son Livre. Lors des évènements de la bataille de Uhud, l’oncle et le cousin du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) furent tués et exposés, et on tua d’autres Muhâjirîn, ainsi que soixante-dix Ansars. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui-même fut blessé, sa lèvre fendue, une de ses canines brisée, et il fut blessé au visage. Cela posa problème aux musulmans qui dirent : « Comment les polythéistes peuvent-ils nous causer du tort, alors que nous sommes sur la vérité et eux dans le faux ? » Allah révéla alors Sa Parole : « Alors qu’un malheur vous atteint – tandis que vous aviez infligé le double à vos ennemis (à la bataille de Badr) - vous dites : « D’où vient cette défaite ? » Alors réponds-leur : « Elle vous vient de vous (vos propres péchés). » » (Âl ‘Imrân, V.165)

La Parole d’Allah : « Elle vous vient de vous (vos propres péchés). » est une parole générale qu’Il a détaillée lorsqu’Il dit : « Et Allah a tenu Sa promesse envers vous, quand par Sa permission vous les tuiez sans relâche, jusqu’au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes disputés à propos de l’ordre donné, et vous avez désobéi après qu’Il vous eut montré (la victoire) que vous désiriez ! Il y avait parmi vous certains qui désiraient la vie d’ici bas et d’autres qui désiraient l’au-delà. Puis, Il vous a fait reculer devant eux, afin de vous éprouver. » (Âl ‘Imrân, V.152)

Cette réponse divine montre donc clairement que la cause de la domination des mécréants sur les musulmans est le fléchissement des musulmans, leurs disputes leur désobéissance à l’ordre du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et la volonté de certains d’entre eux d’obtenir les biens de ce bas monde qu’ils ont préféré à l’ordre du Messager (salallahu ‘alayhi wasalam). Et quiconque connaît l’origine de la maladie en connaît le remède.


Troisième problème : La divergence des cœurs qui est la plus grande des causes de la situation de la Communauté musulmane, car elle implique le fléchissement, la perte de la force et du pouvoir, comme Allah dit : « Obéissez à Allah et à Son messager, et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force. Et soyez patients, car Allah est avec les patients. » (Al-Anfâl, v.46)

Ainsi, tu vois la société musulmane aux quatre coins du monde se vouer entre eux inimitié et haine, et si certains se traitent avec courtoisie, il n’échappe à personne qu’il s’agit de complaisance, et que ce qui se cache dans les pensées est à l’opposé. Allah a montré dans sourate Al-Hashr que la cause de cette maladie dont le mal s’est étendu est le manque de raison, ainsi Il dit : « Tu les crois unis, alors que leurs cœurs sont divisés, car ce sont des gens qui ne raisonnent pas. » (Al-Hashr, v.14)

Nul doute que le mal du manque de raison qui atteint la société musulmane affaiblit sa conception de la réalité, sa distinction de la vérité du faux, du profitable et du nuisible, du bon et du mauvais. Et il n’y a qu’un seul remède qui consiste à s’éclairer de la lumière de la Révélation, car la lumière de la Révélation fait vivre celui qui était mort, elle illumine la voie de celui qui s’y attache, lui faisant voir la vérité et le faux comme tels, ce qui est bénéfique et nuisible comme tels. Allah dit : « Celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie, lui attribuant une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens » (Al-An’âm, v.122)

« Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d’Allah et ne vous divisez pas. Et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un fossé du feu de l’Enfer, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. » (Âl ‘Imrân, v.103) » [Adwâ’ Al-Bayân (3/50)]



Source : Al-Isbâh

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10192

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Jeudi 19 février 2009

Hier, Yûsuf est parti. Il est revenu vers son Créateur, vers Celui qui l’a tiré des ténèbres vers la lumière et lui a fait aimé la voie des Pieux prédécesseurs. Il est parti et nous nous restons. Nos cœurs sont tristes, nos yeux pleurent, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. Pas un savant, pas un grand étudiant en science, mais simplement notre frère, notre ami, notre bien aimé.

Nous entendons tous parler de la mort, tous les jours, aux quatre coins du monde, mais lorsqu’elle frappe les proches ce n’est plus pareil. « Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et annonce la bonne nouvelle aux endurants qui disent, lorsqu’un malheur les atteint : « Nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournons. » (Al-Baqarah, v.155-156) Nos cœurs pleurent, signe peut être qu’ils ne sont pas encore tout à fait morts, et nous disons : « Nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournons. »

La mort, si elle est une épreuve, est aussi une miséricorde pour les croyants. Celui qui meurt revient vers son Seigneur et commence à goûter les fruits de ses efforts, et pour ceux qui restent elle est également une miséricorde car elle est un rappel de l’au-delà et du but de la création. Allah dit : « Et craignez le jour où vous reviendrez vers Allah. » Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) encourageait aussi les Compagnons à se souvenir de la mort lorsqu’il dit : « Rappelez souvent de celle qui détruit les jouissances », il dit aussi : « Je vous interdisais de visiter les cimetières. Aujourd’hui visitez-les car ils vous rappellent la mort. ». Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) disait cela aux êtres les plus pieux et les plus détachés de ce monde après les prophètes et les messagers.

Ainsi, la mort de notre frère doit être pour nous un rappel, et comme nous, vous êtes tous entourés d’êtres chers. La vie d’ici-bas, nos fausses certitudes nous font penser que la mort ne frappe que le vieillard, mais un jour l’Ordre d’Allah se réalise et frappe celui qu’on pensait épargné jusque là. Dans nos sociétés, la mort est écartée, rejetée, rien n’est fait pour lui faire face et s’y préparer. Et ce n’est pas ainsi que vivaient nos pieux prédécesseurs, la mort était constamment dans leurs pensées et cela contribuait à augmenter leur foi et leur piété. C’est pourquoi nous avons voulu, en guise de rappel, pour nous et nos frères et sœurs, rapporter quelques paroles des salafs sur la mort. Seulement, nous demandons une seule chose : ne lisez pas ces paroles comme on lit de la poésie. Arrêtez-vous sur chacune d’elles, relisez-les plusieurs fois, méditez profondément sur leurs sens. Car ce sont là les dires de grands savants de la communauté qui nous donnent à voir des vérités qu’ils ont peut être mis une vie entière à réaliser et atteindre. Donc craignez Allah et faites de ce que vous lirez une science utile qui changera votre vie. Qu’Allah fasse miséricorde à notre frère et qu’Il nous accorde la constance et la rectitude dans la croyance et les œuvres. Âmîn.


‘Amîr ibn Rabî’ah rapporte : j’ai entendu ‘Umar ibn Al-Khattâb prendre un fétu de paille et dire : « J’aurais aimé être ceci, j’aurais aimé que ma mère ne m’enfante jamais, j’aurais aimé être totalement oublié. » (Az-Zuhd d’Abû Dâwûd, p.89)


  Abû Usâmah rapporte : « Lorsque Sufyân At-Thawrî est tombé malade, j’ai apporté son urine à un docteur, et il me dit : « C’est là l’urine d’un homme dont la tristesse a fendu le foie, il n’y a aucun remède. » (As-Siyar, 7/270).


  Lorsqu’on demandait à Ar-Rabî’ ibn Khuthaym : « Comment te sens-tu ce matin ? » Il disait : « Nous nous sommes levé plein de péchés, nous mangeons notre subsistance et nous attendons notre Heure. » (Al-Musannaf, 7/228)


On demanda à ‘Atâ As-Sulaymî : « Pourquoi es-tu si triste ? » Il dit : « Malheur à toi, la mort plane sur moi, la tombe sera ma demeure, la Résurrection sera mon lieu de rendez-vous, le pont de l’Enfer sera mon chemin et je ne sais ce que l’on fera de moi. » (Sifah As-Safwah 3/327)


Ibrâhîm ibn ‘Isâ rapporte : « Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus triste qu’Al-Hasan. A chaque fois que je le rencontrais je pensais qu’il venait d’être atteint d’un malheur. » (Sifah As-Safwah 3/326)


Ibrâhîm At-Taymî a dit : « Celui qui n’est pas triste doit craindre d’être parmi les gens de l’Enfer, car les gens du Paradis diront : « Louange à Allah qui a fait disparaître notre tristesse. » Et celui qui n’éprouve aucun compassion doit craindre d’être parmi les gens de l’Enfer, car les gens du Paradis diront : « Nous étions avant cela dans nos familles, plein de compassion. »


On demanda à Abû Hâzim : « Comment se fait le retour vers Allah ? » Il dit : « Le retour du serviteur obéissant est comme celui de l’absent qui revient vers sa famille qui espère le revoir ; et le retour du désobéissant est comme le retour de l’esclave fugitif vers son maître en colère. » (Latâ’if Al-Ma’ârif /135)


Un groupe de gens est rentré chez Abû ‘Abd Ar-Rahmân As-Sulamî alors qu’il était malade et certains ont chercher à lui redonner espoir (de guérison). Il dit : « J’espère (en la rencontre) de mon Seigneur, et pour lui j’ai jeûné 80 mois de Ramadan. » (Husn Ad-Dhan billah /126)


Abû Ad-Dardâ dit : « Ô gens de Damas ! Venez écouter le conseil d’un frère ! Qu’ai-je à vous voir construire des maisons que vous n’habitez pas, amasser des biens que vous n‘utilisez pas, poursuivre des rêves que vous n’atteindrez pas ? Ceux d’avant vous ont bâti de grandes constructions, eu de grands rêves, amassé beaucoup de biens, mais leurs rêves les ont trompés, leurs biens sont devenus poussière et leurs demeures des tombes. » (Qasr Al-Amal, Ibn Abî Ad-Dunyâ / 160)

Bakr ibn ‘Abd Allah rencontra Abû Jamîlah et lui dit : « Comment te sens-tu ? » Il dit : « Par Allah je suis comme un homme qui a tendu son cou sous une épée qui attend qu’on frappe son cou. » (Qasr Al-Amal : 42)


Ismâ’îl ibn Zakariyyâ était le voisin de Habîb Abû Muhammad, et il dit : « Au soir je l’entendais pleurer, au matin je l’entendais pleurer, je suis donc allé voir sa femme et lui ai dit : pourquoi pleure-t-il matin et soir ? Elle dit : « Par Allah ! Il craint lorsqu’il se couche de ne pas voir le matin, et lorsqu’il se lève de ne pas voir le soir. » (Qasr Al-Amal : 63)


‘Ubayd Allah ibn Shamît rapporte qu’il a entendu son père dire : « Ô toi qui est trompé par ta santé, n’as-tu jamais vu quelqu’un mourir sans maladie ? Ô toi qui est trompé par la longueur de son existence, n’as-tu jamais vu quelqu’un mourir sans délai ? » (Qasr Al-Amal : 67)

Lorsque Muhammad ibn Wâsi’ voulait aller dormir il disait à sa famille : « Je vous confie à Allah (l’invocation du voyageur), ce sera peut être le sommeil dont je ne reviendrais pas. » c’était là son habitude lorsqu’il voulait dormir. (Qasr Al-Amal : 227)


Yazîd Ar-Ruqâshî disait : « Jusque quand allons-nous dire : demain je ferais cela, à la rupture du jeûne je ferais ceci, en revenant de voyage je ferais cela ! As-tu oublié le long voyage qui t’attend et l’ange de la mort ? Ne sais-tu pas que chaque nuit beaucoup d’âmes disparaissent ? Ne sais-tu pas que l’ange de la mort n’attendra pas ? Ne sais-tu pas que la mort est la fin de toute chose ? » (Qasr Al-Amal : 80)


Ibrâhîm An-Nakha’î pleurait auprès de son épouse et elle pleurait auprès de lui, et il disait : « Aujourd’hui nos œuvres sont présentées à Allah. » (lundi et jeudi) (Sifah As-Safwah, 2/673)


Lorsque Bakr ibn ‘Abd Allah Al-Mazanî voyait un vieillard, il disait : « il est meilleur que moi, il a adoré Allah avant moi. » Et lorsqu’il voyait un enfant, il disait : « il est meilleur que moi, il a accompli moins de péché que moi. » (Muhâsabah An-Nafs /79)


Al-Fudhayl ibn ‘Iyâdh disait : « Pauvre de toi ! Tu fais le mal et pense être noble ! Tu es bête et tu penses être intelligent ! Ta vie est courte et tes espoirs sont grands ! » (As-Siyar, 8/440)


‘Abd Allah ibn Mas’ûd a dit : « Le croyant ne trouve le repos que lorsqu’il rencontre Allah. » (Az-Zuhd : 194)


  Bilâl ibn Sa’d a dit : « Un homme peut être trompé, il est joyeux, mange, bois et rit, alors que dans le Livre d’Allah il est écrit qu’il est un combustible de l’Enfer. » (Sifah As-Safwah, 4/216)

Ahmad ibn Harb a dit : « L’homme préfère (la fraîcheur) de l’ombre à (la chaleur) du soleil, puis il ne préfère pas le Paradis à l’Enfer ! » (Al-Ihyâ, 4/568)


Mâlik ibn Dînâr a dit : « Par Allah ! Si je pouvais ne pas dormir, je ne dormirais pas, de peur qu’un châtiment n’arrive alors que je dors. Par Allah ! Si je trouvais de l’aide parmi les hommes, je les éparpillerais sur terre en leur disant de dire aux gens : l’Enfer ! l’Enfer ! » (Az-Zuhd / 387)


Salmân ibn Muslim Al-Khutalî rapporte que Ghazwân Ar-Ruqâshî regarda l’immense foule au jour du ‘Id et il se mit à pleurer. Il dit : « Je n’ai rien vu qui ressemble plus au Jour de la Résurrection. » puis il rentra chez lui malade. » (As-Shu’ab, 3/3723)


Abû Nu’aym rapporte que lorsque Sufyân At-Thawrî se rappelait de la mort, il restait plusieurs jours sans qu’on puisse rien tirer de lui. Lorsqu’on l’interrogeait sur une chose, il disait : « je ne sais pas, je ne sais pas. » (Musnad Ibn Al-Ja’d : 284)


Lorsqu’on demandait à Muhammad ibn Wâsi’ : comment vas-tu ? Il disait : « Que penses-tu d’un homme qui avance chaque jour vers l’au-delà ? » (Al-Hilyah, 6/348)


Ar-Rabî’ ibn Badr passa à côté d’un groupe d’hommes alors qu’ils creusaient une tombe pour un mort. Il leur dit : « Qui est cet étranger parmi vous ? » Ils dirent : Ce n’est pas un étranger mais un proche et bien aimé. Il dit : « Et qui est plus étranger que le mort parmi les vivants ? » Et tous se mirent à pleurer. » (Al-Hilyah, 6/297)

Muslim ibn Ibrâhîm rapporte que Hishâm Ad-Dustawâ’î n’éteignait pas sa lampe jusqu’au matin, et il disait : « Lorsque je vois les ténèbres de la nuit, cela me rappelle les ténèbres de la tombe. » (Al-Hilyah, 6/278)

Hamâd ibn Zayd rapporte que ‘Atâ ne parlait pas, et lorsqu’il parlait il disait : « ‘Atâ demain à cette heure tu seras dans la tombe ! » (Al-Hilyah, 6/221)


‘Umar ibn ‘Abd Al-‘Azîz dit à Abû Hazm : « Fais-moi une exhortation (un rappel). » Abû Hazm lui dit : « Allonge-toi, mets la mort auprès de ta tête et regarde ce que tu aimerais avoir auprès de toi à cet instant et fais-le maintenant, et regarde ce que tu détesterais trouver auprès de toi à cet instant et délaisse-le maintenant. » (Al-Hilyah, 5/317)

Ibn Mubârak écrivit à son frère Sufyân qui se plaignait d’avoir perdu la vue : « Ô mon frère ! J’ai bien compris dans ta lettre ce dont tu te plains auprès d’Allah. Souviens-toi de la mort, cela te rendra plus facile le fait d’avoir perdu la vue. Wa As-Salâm. » (Al-Hilyah, 7/22)

Khalîd Al-‘Asîrî a dit : « Nous sommes tous convaincu de la venue de la mort, mais nous ne voyons personne s’y préparer. Nous sommes tous convaincu de l’existence du Paradis, mais nous ne voyons personne œuvrer pour cela. Nous sommes tous convaincu de l’existence de l’Enfer, mais nous ne voyons personne le craindre. Jusqu’où pensez-vous vous élever ? Quels espoirs attendez-vous ? La mort ? Elle est le premier annonciateur de votre Seigneur, en bien ou en mal. Ô mes frères ! Dirigez-vous comme il se doit vers votre Seigneur. » (Qasr Al-Amal : 152)

Yahyâ rapporte que lorsqu’ils assistaient à un enterrement cela se voyait plusieurs jours sur leur visage. (Al-Musannaf, 7/205)


‘Abd Allah ibn Amrû ibn Al-‘Âs rapporte que lorsque son père agonisait, il disait : « Ô Allah, Tu nous as ordonnés et interdits beaucoup de choses, et nous avons délaissé beaucoup de Tes commandements et sommes tombés dans beaucoup de Tes interdictions. Ô Allah, il n’y a de divinité digne d’adoration que Toi ! » Puis il saisit son doigt et ne cessa de prononcer l’attestation de foi jusqu’à mourir. (Al-Mutadhirîn / 201)


Lors de son agonie Yazîd Ar-Ruqâshî pleura et dit : je pleure pour ce que je vais laisser de jeûne et de prière de nuit. Il pleura encore et dit : « Ô Yazîd ! Qui priera pour toi après ta mort ? Qui jeûnera pour toi ? Qui se rapprochera d’Allah par des œuvres pieuses pour toi ? » (Latâ’if Al-Ma’ârif /519)


‘Abd Al-‘Azîz ibn Abî Rawwâd a dit : « je suis entré chez Al-Mughîrah pendant la maladie qui a entraîné sa mort, et je lui dis : Conseille-moi ! Il me dit : « Œuvre pour cet instant. » (Al-Hilyâh, 8/194)


Habîb Al-‘Ajamî pleura lors de son agonie et dit : « Je veux faire un voyage que je n’ai jamais fait et emprunter une route que je n’ai jamais empruntée. » (Latâ’if Al-Ma’ârif /415

Abû ‘Isâ rapporte : « Nous sommes entrés chez Mâlik ibn Dînâr lors de son agonie, il regardait autour de lui et disait : « C’est pour ce jour que Abû Yahyâ (càd lui-même) s’est préparé. » (Al-Hilyâh, 2/382)

Abû Ja’far Al-Hanât rapporte : Nous avons assisté à la mort de ‘Abd Allah ibn Ja’far et nous étions assis à ses côtés lorsqu’il dit : « L’ange de la mort est arrivé ! Prends mon âme comme tu prendrais l’âme d’un homme qui a dit pendant 90 ans : j’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et messager. » (As-Siyar, 15/554)


‘Abd Al-Mâlik ibn Marwân a dit lors de la maladie qui a entraîné sa mort : Levez-moi ! Ils le levèrent jusqu’à ce qu’il puisse sentir l’air ambiant (le vent) et il dit : « Ô vie d’ici-bas ! Comme tu es douce, mais la longueur de ton temps est bien courte ! Et ton abondance est bien vile et nous avons été trompé à ton sujet ! » (As-Siyar, 4/250)


Al-Mazanî rapporte : Je suis entré chez As-Shâfi’î lors de la maladie qui a entraîné sa mort, et je lui ai dit : comment te sens-tu ? Il me dit : « Je quitte cette vie, je me sépare de mes frères, je vais boire à la coupe du destin, je vais rencontrer mes mauvaises actions et revenir vers Allah, et je ne sais pas si mon âme se dirigera vers le Paradis afin que je la félicite ou si elle se dirigera vers l’Enfer afin que je lui présente mes condoléances. » puis il pleura. » (As-Siyar, 5/99)


Traduit par les salafis de l’Est.

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Jeudi 11 décembre 2008
Alors que beaucoup de gens critiquent l'abattage islamique , la plupart des gens ne savent même pas comment sont abattues les bêtes qui remplissent leurs assiettes.

Une petite visite dans un des abattoires des mécréants... (attention: la vidéo contient des scènes bouleversantes)




La meilleure façon d'abattre un animal c'est le fait de l'égorger comme nous l'a enseigné notre Prophète Mouhammed   .  C'est le seul moyen de ne pas faire souffrir l'animal.


Pour une fois un rabbin a dit vrai... (regardez la vidéo):




وَمَا أَرْسَلْنَاكَ إِلَّا رَحْمَةً لِّلْعَالَمِينَ﴿١٠٧﴾

107.  Et Nous ne t'avons (Ô Mouhammed) envoyé qu'en miséricorde pour l'univers.


(Le Saint-Coran, 21. Les prophètes)


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Lundi 8 décembre 2008

Au nom d'Allah, l'Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux 

Louange à Allah, Seigneur de l'univers, que le Salut et les Prières d'Allah soient sur le maître des Messagers…



 

Règles du jour de l'Aïd el Adhha 


Mon frère bien-aimé : je te salue par le salut des musulmans en te disant : As-Salâm 'alaïkoum wa Rahmatou Allah wa barakâtouhou (que la paix soit sur vous, ainsi que la Grâce d'Allah et Ses Bénédictions). Avant tout, je voudrais te souhaiter toutes mes félicitations à l'occasion de la fête bénie de l'Aïd. Je te dis donc : qu'Allah accepte nos œuvres et les vôtres ! J'espère aussi qu'il va agréer ces quelques lignes en implorant qu'il fasse qu'elles soient tant utiles à toi qu'à tout musulman à travers le monde.


Cher frère : le bonheur se confine dans la conformité aux enseignements du Prophète (r) à tous les niveaux de notre vie. Le malheur s'avère à l'inverse dans la non-conformité à ses enseignements. C'est pourquoi j'aimerais mettre l'accent sur certaines prescriptions qu'il est bon de mettre en pratique (par la parole ou les actes), la veille de l'Aïd el Kabir, le jour de l'immolation et les trois jours de Tashrîq consécutifs à ce jour béni.  Je les ai résumés pour toi en plusieurs points :


• Il est prescrit de proclamer la grandeur d'Allah à partir de l'aurore du jour de 'Arafa jusqu'au 'Asr (après midi) du dernier jour de Tashrîq. Le Seigneur révèle (I) : (Évoquez Allah durant certains jours déterminés ). Sa formule correspond à dire : Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d'Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges. L'usage veut que les hommes la prononcent à voix haute dans les mosquées, les marchés, les maisons, et après les prières pour exprimer la Majesté d'Allah, manifester son adoration (I) et pour le remercier de Ses bienfaits.


Immoler une offrande : Il faut le faire après la prière de l'Aïd conformément à la parole du Prophète (r) : « Quiconque immole avant la prière, doit refaire son sacrifice, et quiconque ne l'a pas fait, pourra le faire (après la prière). »[1][1]


Sa période est de quatre jours : le jour effectif de l'immolation, mais aussi les trois jours de Tashrîq. Il est certifié que le Prophète (r) a prescrit : « Toute la période de Tashrîq sont des jours d'immolation. »[1][2]


Se doucher et se parfumer pour les hommes en veillant à porter ses plus beaux vêtements : Sans prodigalité ni laisser traîner le vêtement au-dessous des chevilles et ni se raser [ou se tailler] la barbe, ce qui est strictement défendu. Quant aux femmes, il leur est prescrit d'assister à la prière de l'Aïd sans laisser paraître leurs attraits ni se parfumer. Il ne serait pas logique de s'y présenter par dévouement envers Allah en vue d'effectuer la prière et Lui désobéir en même temps en portant une tenue indécente (en se dévoilant et en se parfumant devant des étrangers).


Manger de son offrande : le Messager d'Allah (r) ne mangeait rien avant d'être revenu de la prière de l'Aïd. Une fois chez lui, il mangeait de son offrande.[1][3]


Se présenter à pied à la prière de l'Aïd dans la mesure du possible.


La tradition (sunna) veut que la prière de l'Aïd se fasse à ciel ouvert et en dehors des mosquées, si l'on prend le Prophète (r) en modèle, sauf bien sûr en cas d'intempérie (en temps de pluie par exemple).


Participer à la prière avec les fidèles, il est recommandé aussi d'assister ultérieurement au sermon prononcé. Les grands spécialistes parmi les savants ont adopté l'opinion disant que la prière de l'Aïd est obligatoire comme le formule le verset : (Prie Ton Seigneur et immole ). On n'a donc pas le droit de s'en dispenser sans excuse valable. Les femmes aussi peuvent participer à cette occasion, même celles qui ont les menstrues ou encore les jeunes filles. Toutefois, la femme indisposée par les menstrues devra s'isoler du lieu de prière.


Changer de parcours au retour : Il t'est recommandé d'emprunter un chemin différent au retour de la prière de celui de l'allée comme le Prophète (r) a fait.


Les félicitations de l'Aïd : suivant l'usage des  compagnons.


Fais attention cher croyant à ne pas commettre un certain nombre de fautes que beaucoup font, dont notamment :  


• Evoquer en groupe la formule prescrite : en la répétant tous ensemble d'une seule voix, ou encore au suivant le rythme de quelqu'un.


Se distraire le jour de l'Aïd par des divertissements réprouvés : écouter de la musique, regarder des films, ou organiser des réceptions mixtes en laissant les hommes se mélanger aux femmes étrangères, etc.


Se couper les cheveux et les ongles : Avant d'immoler son offrande pour la personne qui a décidé de le faire, en se conformant ainsi à l'interdiction du Prophète (r) à ce sujet.


Le gaspillage et les dépenses inutiles : vouées à des futilités ne procurant aucun intérêt, comme le Seigneur (I) le déclare : (Ne gaspillez pas inutilement, car Allah n'aime pas les gaspilleurs).[1][4]


En conclusion : n'oublie pas, cher croyant de veiller à faire de bonnes actions et des œuvres pieuses : Entretenir les liens de sang, visiter ta famille, éviter les querelles, la jalousie et la haine, purifier ton cœur de tout mauvais sentiment, avoir pitié des pauvres, des gens miséreux, et des orphelins en leur tendant la main et en faisant rentrer la gaieté dans leurs cœurs. Enfin, j'implore le Seigneur afin qu'Il nous facilite les actions aimées et agrées de Lui, qu'Il nous prodigue la connaissance en matière de religion, et nous compte parmi ceux qui ont œuvré opportunément en cette occasion immense, les dix premiers jours de Dhû el Hidja en dévouant nos bonnes actions pour Son Noble Visage ! 

Que les Prières d'Allah et Son Salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

 

Traduit et adapté pour islamhouse par :

Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny 

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Dimanche 7 décembre 2008

Réponse

à ceux qui traitent

le prophète Muhammad

(paix soit sur lui)

de

pédophile



Les détracteurs de l'Islam aiment bien utiliser le mariage du prophète à la jeune Aisha pour l'accuser de pédophilie. Il est toutefois bien facile de réfuter ces dires.

On leur répondra donc sur plusieurs points:

  • Tout d'abord, Il est important de mentionner qu'avant ses fiançailles au prophète, Aicha fut fiancée à un autre homme, un non musulman, Jober Ibn Al-Moteam Ibn Oday,ce fut donc normal dans la société.
  • Le mariage à l'âge de aicha était normal et fut coutume au temps du prophète, Ses parents et les gens de la Mecque (même les mécréants) ne voyaient aucune objection à cette union.
  • Il faut également mentionner que lorsque les femmes atteignaient la puberté au 7e siècle en Arabie, elles étaient considérées éligibles au mariage.
  • Pour ceux qui considèrent Aicha comme une enfant, on leur dit : "Aicha avait atteint sa puberté, et Dieu dit qu'une personne est capable de raisonner et de prendre la décision dès qu'elle a atteint sa puberté, la preuve : "Les actes commis sont comptés dés que l'enfant a atteint sa puberté ", ce n'était donc pas une enfant.
  • Aicha était la fille d'Abû Bakr, le deuxième calife de l'Islam et le compagnon le plus proche du prophète. ET c'est de cette amitié qu'est née l'idée d'unir Aicha au prophète. En plus de solidifier ses liens au prophète (paix soit sur lui), Abû Bakr ne pouvait trouver meilleure personne pour prendre soin de sa fille.

Quelle est la sagesse divine derriere ce mariage ?

Le rôle des prophètes est d'apporter le message de Dieu aux humains. Muhammad sws avait besoin de quelqu'un pour noter son enseignement et l'aider à propager le message de l'Islam. Aisha fut reconnue
dès son jeune âge pour sa mémoire extraordinaire à un tel point qu'elle attira l'attention du prophète. Ainsi, Muhammad sws l'épousa à un jeune âge et fit son éducation. Elle passait la plupart de son temps à étudier et à mémoriser la révélation. Son savoir fut crucial à la propagation de l'Islam. Elle fut une des femmes les plus instruites, beaucoup plus que les hommes de l'époque. Étant donné sa proximité du prophète, elle fut une des rares personnes à rapporter plus de 2000 traditions . Elle vécut près de 50 ans après la mort de Muhammad sws et ses connaissances furent indispensables et appréciées de tous. D'ailleurs les compagnons du prophète venaient souvent la voir lorsqu'ils avaient des doutes sur un sujet donné. Abu Musa Al-Ashari dit un jour :

Si nous, compagnons du messager de Dieu, avions des difficultés concernant un sujet donné, nous demandions l'aide d'Aisha.

Abu Musa al-Ashari dit dans une autre tradition :

Jamais Aisha ne nous a mal informé sur la solution à un problème sur lequel nous avions des doutes. (Sirat-I-Aisha, sous l'autorité de Trimidhi, P. 163)

Urwah bin Az-Zubair dit à son sujet :

Je n'ai jamais trouvé quelqu'un d'aussi versée (qu'Aisha) dans la connaissance du Coran, du licite, de l'illicite, de la généalogie (Ilmul-Ansab) et de la poésie arabe. C'est pourquoi même les compagnons les plus sages consultaient Aisha pour résoudre des sujets complexes. (Jala-ul-Afham par Ibn Qaiyem et Ibn Sa'ad, Vol.2, P.26)

Aisha fut une grande enseignante et oratrice. Les hommes et le femmes de l'époque venaient de partout pour l'entendre. Elle fut décrite par Al-Ahnaf dans des termes élogieux :

J'ai entendu, jusqu'à ce jour, des discours d'Abu Bakr, d'Umar, d'Uthman et d'Ali et des caliphes (Khulafa), mais je n'ai jamais entendu de discours aussi persuasifs et aussi beaux que ceux qui sortent de la bouche d'Aisha.


Le mariage d'Aisha au prophète n'était pas le fruit du hasard. C'était destiné ainsi. Et Dieu est le parfait connaisseur.
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