=>Jeûne


Vendredi 2 janvier 2009

Achoura, dérivé de "achara", qui signifie 10 correspond au dixième jour du mois de Muharram, premier mois de l'année musulmane.

Toutefois, 2 ans plus tard, lorsque le mois du Ramadan est révélé, le jeûne de Achoura devient recommandé mais non obligatoire, à condition de jeûner deux jours - dont Achoura - pour se différencier du judaïsme. Les musulmans considèrent donc Achoura comme un jour de jeûne.

Parmi les innombrables sagesses d'Allah le Très-Haut, on peut citer le fait d'avoir accordé des mérites à certains lieux, et d'avoir attribué des saisons au cours desquelles le croyant voit les récompenses de ses actes d'adoration multipliées, et ses péchés pardonnés.
Ces saisons sont pour certaines très connues :
le mois du Ramadan, le pèlerinage car ils font partie des piliers de l'islam. D'autres sont moins connues, car elles ne rentrent pas dans les obligations, ainsi, le jeûne du jour de 'Achûrâ'.

Mouslim rapporte dans son Sahih que le Prophète salla'Allahou alayhi wa sallam a dit : « le meilleur jeûne après le jeûne du Ramadan est celui du mois sacré d'Allah ''Al-Mouharram ».

Selon un hadith de 'Aïcha radialahouana,
les gens de la tribu de Quraysh jeûnaient le jour de 'Achûrâ' à la Mecque avant l'avènement de l'islam (Al-Bukhârî et Muslim).
Lorsque le Prophète émigra à Médine, il trouva les Juifs qui jeûnaient le jour d''Achoura. Il leur demanda : « Quel est ce jour que vous jeûnez ? » Ils répondirent : « C'est un grand jour durant lequel Allah sauva Moussa (Moïse) et son peuple, et noya pharaon et son peuple. Moussa le jeûna alors pour remercier Allah, donc, nous le jeûnons également. ». Le Prophète saws dit : « Nous sommes plus dignes de nous réclamer de Moussa que vous.». Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna de le jeûner.

Le Prophète salla'Allahou alayhi wa sallam ordonna alors de jeûner ce jour.
Ce jeûne resta obligatoire jusqu'à ce que fut prescrit le jeûne du Ramadan. Alors, le jeûne du Ramadan devint obligatoire et le jeûne de 'Achûrâ' facultatif. Ibn 'Umar rapporte du Prophète salla'Allahou alayhi wa sallam:
« ... Celui qui veut, qu'il jeûne et celui qui veut, qu'il mange [en ce jour]. » (Al-Bukhârî et Muslim)

Selon le hadith du Prophète salla'Allahou alayhi wa sallam
, rapporté par Ibn 'Abbâs : « Si je suis encore vivant l'année prochaine, je jeûnerai le 9 (c'est-à-dire avec le 10). » Et le Prophète salla'Allahou alayhi wa sallam mourut avant cela.
Le Prophète a donc recommandé de jeûner le 9 (avec le 10), pour se différencier des juifs qui ne jeûnaient que le 10.

Selon le hadith d'Abû Qatâda, le Prophète salla'Allahou alayhi wa sallam a dit : « Ce jeûne efface les péchés de l'année précédente.» (Muslim)

Avec l'intention, on espère en plus d'obtenir auprès d'Allah, la récompense :

- de faire revivre la Sunnah, en se conformant aux recommandations et à l'exemple du Prophète salla'Allahou alayhi wa sallam

- d'apprendre et d'inviter les autres à pratiquer cette Sunnah... et ceci fait partie des meilleures actions.

Cher frère, chère soeur en islam, le croyant sincère et réfléchi est celui qui ne rate aucune occasion de se purifier et de faire le bien, car de la vie ici-bas, seules les bonnes actions resteront et compteront dans la balance, le jour du Jugement.

Et Allah est le Plus Savant et le salut et la prière sont sur le Prophète Muhammad, sur sa famille et sur ses Compagnons.

Traduit par Abou Younes - Dhul Hijja 1421 à partir de Zâd ul-Mâ'ad d'Ibn ul-Qayyim

L'histoire de Moussa alayhi sallam avec pharaon :

En résumé, lorsque Moussa quitta l'Égypte avec ses troupes, pharaon le suivit avec son peuple. Quand les deux groupes furent à portée de regard les uns des autres, Moussa se dirigea vers la mer avec son peuple, alors que pharaon et son peuple s'approchaient d'eux. Les compagnons de Moussa s'écrièrent : ils nous ont rejoints! Allah inspira alors à Mussa de frapper la mer de son bâton.
Il la frappa et s'ouvrirent douze chemins, comme le nombre de tribus. Lorsque Moussa et son peuple empruntèrent le chemin et en sortirent, pharaon et son peuple le suivirent. Puis, quand ils furent tous au complet, Allah donna l'ordre et la mer se rabattit sur eux, leurs corps périrent noyés et leurs âmes dans le feu de l'enfer pour y brûler.

Allah dit : « Le feu de l'enfer, auquel ils seront exposés matin et soir. Et le jour où l'heure arrivera, on dira: faites entrer pharaon et ses proches au plus dur des châtiments.»
(Celui qui pardonne v. 46)

Ils servirent d'exemple pour ceux qui réfléchissent, tel est la conséquence des péchés.

Allah dit : « Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d'Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et inimitié. Puis, quand la noyade l'eut atteint, il dit : « Je crois qu'il n'y a pas d'autre divinité que Celui en qui ont cru les Enfants d'Israël, et je suis parmi les soumis! » (Yûnus v .90)

On lui répondit : « Maintenant ?! Alors qu'auparavant tu as désobéi et tu étais parmi les corrupteurs! Aujourd'hui, nous allons épargner ton corps, afin que tu sois un signe pour tes successeurs. Mais beaucoup de gens ne prêtent aucune attention à nos signes d'avertissement.» (Yûnus v .91-92)

Puis la mer le rejeta, afin qu'ils s'assurent qu'il fut bien mort, alors qu'il disait :
« Je suis votre seigneur le très haut! »
(Les anges qui arrachent les âmes v. 24)
Et aussi : « Je ne connais pas pour vous d'autre divinité que moi! » (Les récits v.38)

Ainsi est la finalité de l'injustice et de la tyrannie, et le châtiment de l'au-delà est encore plus pénible et permanent.

Dans les deux recueils authentiques de Boukhari et Mouslim, Ibn 'Abbas fut questionné au sujet du jour d''Achoura, il répondit : " Je n'ai pas vu le prophète saws jeûner un jour en y recherchant plus son mérite si ce n'est ce jour-ci, c'est-à-dire 'Achoura.

Attention les chiites ne vivent pas du tout l'Achoura comme les sunnites.

Achoura, qui n'est pas mentionnée dans le Coran, est considérée bien qu'importante comme une fête mineure par les Sunnites. Quant aux Chi'ites, ils lui accordent une extrême importance. C'est le jour de la commémoration de la mort de Hussein, petit-fils du Prophète et fils de Ali ibn abi Talib.
En Irak et en Iran, c'est le grand jour de deuil marqué par la représentation de la "Passion d'al-Hussayn". Dans les rues, Les hommes se flagellent et s'infligent des coups jusqu'au sang. Les gens se lamentent sur la mort de Hussein.

- Recommander - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Vendredi 5 décembre 2008
Arafat Convertir en PDF Version imprimable Sugg�rer par mail

(Cette annnée Arafat tombe le dimanche 7 décembre 2008)

: Quel est l’avis juridique concernant le jeûne du jour de Arafat pour celui qui accomplit le pèlerinage et celui qui ne l’accomplit pas ?

 

R : Jeûner le jour de Arafat (9ème jour du mois de dhoul-hijja) est une tradition prophétique fortement conseillée. En effet, on interrogea le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) au sujet du jeûne le jour de Arafat, il répondit :  

 « Je compte sur Allah pour qu’il expie les péchés de l’année antérieure et l’année à venir »  

et on trouve dans une autre version : 

 

« Qu’il expie l’année passée et celle qui reste à venir. » 

 

         Par contre, le pèlerin n’a pas à jeûner ce jour-là, car le Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’a pas jeûné le jour de Arafat lors du pèlerinage d’adieu. À ce sujet, on trouve dans le recueil authentique de Boukhâry selon Maïmouna (qu’Allah l’agréée) qui raconte le doute qui s’est emparé des gens au sujet du jeûne du Prophète (Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) le jour de Arafat. (Pour fermer la porte à d’éventuels doutes) elle lui fit parvenir un verre de lait pendant qu’il se tenait debout dans Arafat, il le but sous la contemplation de tous les gens.

·         Fatwa du cheikh Otheimine tirée de son recueil de fatwas 

·         Tome 20, page 46, question 404.

 

3 hadiths sur le mérite du jour sacré de 'Arafa


A
bou Qatada
a dit :


«On interrogea le Messager d'Allâh sur le jeûne du jour de 'Arafa. ²

Il dit : «Il fait absoudre les péchés de l'an passé et de l'année en cours».

Rapporté par Moslem



D’après Jabir ibn ‘Abdillah , le Prophète a dit :


« Le meilleur jour de l’année est le jour de ‘Arafat ».

Rapporté par Ibn Hibban



D’après ‘Aïcha , Le Messager d’Allah a dit :


« Au jour de ‘Arafa, Allah délivre de l’Enfer plus de serviteurs qu’Il ne le fait en aucun autre jour ».

Rapporté par Muslim

 


- Recommander - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Dimanche 21 septembre 2008

Redoubler d’efforts les dix derniers jours de Ramadan


Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan 


'Aisha (radiallahu ‘anha) a dit : « Quand les dix derniers jours (de Ramadan) arrivaient, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) passait sa nuit dans l'adoration, réveillait sa famille (la nuit), redoublait d’efforts et serrait son Izar (pagne). » [1]

Ce hadith est la preuve que les dix derniers jours de Ramadan ont une vertu spéciale plus que n’importe quel autre (jour), dans lequel on doit augmenter dans l'obéissance et les actes d'adoration, comme la prière, le dhikr (rappel) et la récitation du Qur'an.

'Aisha (radiallahu ‘anha) a décrit notre prophète et modèle, Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), par quatre attributs :

1.Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « passait sa nuit dans l'adoration », c’est à dire qu’il ne dormait pas. Ainsi, il (salallahu ‘alayhi wa salam) restait éveillé dans l'adoration et animait son âme en passant la nuit à ne pas dormir. Car le sommeil est le frère de la mort. Le sens « passait sa nuit » est qu'il (salallahu ‘alayhi wa salam) la passait dans le qiyam (la prière de nuit) et dans les actes d'adorations pour Allah  , le Seigneur des mondes. Nous devons nous rappeler que les dix derniers jours de Ramadan sont fixés et comptés.

Quant à ce qui a été rapporté concernant l’interdiction de passer la nuit entière dans la prière, qui a été mentionné dans le hadith de 'Abdullah Ibn 'Amr (radiallahu ‘anhu), cela concerne celui qui le fait chaque nuit de l'année.

2. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « réveillait sa famille », c’est à dire ses femmes pures, les Mères des croyants, pour qu'elles puissent profiter de ce bien, du dhikr et des actes d'adoration pendant ces temps bénis.

3. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « redoublait d’efforts », c’est à dire qu’il (salallahu ‘alayhi wa salam) persévérait et luttez dans l'adoration, ajoutant plus à ses actes que ce qu'il avait fait les vingt premiers jours (de Ramadan). Il faisait cela parce que la nuit d'Al-Qadr arrive pendant un de ces (dix derniers) jours.

4. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « serrait son Izar (pagne) » c’est à dire qu’il s’appliquait et luttait intensément dans l'adoration. Il est aussi dit que cela signifie qu'il (salallahu ‘alayhi wa salam) se retirerait des femmes. Cela semble être plus correct puisque cela penche vers ce qui a été mentionné précédemment et vers le hadith d'Anas (radiallahu ‘anhu) : « Il (salallahu ‘alayhi wa salam) pliait son lit et se retirait des femmes (c'est-à-dire ses femmes). » [2]

Aussi, il (salallahu ‘alayhi wa salam) observait Al-‘Itikaf les dix derniers jours de Ramadan et la personne qui est en état d'Itikaf ne peut avoir de rapports (sexuels) avec ses femmes.

Ainsi, ô frère musulman, efforce-toi de te caractériser par ces attributs. Et préserve la prière que tu fais dans les profondeurs de la nuit (tahajjud) avec l'imam en plus de la prière de tarawih (que l'on prie dans les premières parties de la nuit), pour que ton effort ces dix derniers jours aille plus loin que les vingt premiers. Et pour que tu puisses atteindre l'attribut de « passait sa nuit dans l'adoration » en priant.

Et tu dois être patient dans ton obéissance à Allah  , en effet, la prière (de nuit) tahajjud est difficile, mais sa récompense est grande. Par Allah  , c'est une grande occasion dans la vie et une chose dont il faut profiter, pour celui qui Allah  l'accorde. Et la personne ne sait pas si, peut-être, elle rencontrera une des nombreuses récompenses d'Allah  pendant la prière de nuit, qui sera une aide pour lui dans ce monde et dans l’au-delà.

Les pieux prédécesseurs de cette Umma s’appliquaient à allonger la prière la nuit. As-Sa'ib Ibn Yazid a dit : « ‘Umar Ibn Al-Khattab a ordonné à Ubay ibn Ka'b et Tamim Ad-Dari -radiAllahu 'anhum- de diriger les gens dans la prière avec onze raka'at. Le lecteur récitait cent versets, au point que nous devions nous appuyer sur des bouts de bois en raison de la longue position (debout). Et nous ne nous arrêterions qu’à l’approche du Fajr. » [3]

'Abdullah Ibn Abi Bakr -radiAllahu 'anhuma- a rapporté: « J'ai entendu mon père (c'est-à-dire Abû Bakr) dire : « Pendant Ramadan, nous finissions (la prière de nuit) tard et nous pressions les domestiques pour présenter la nourriture (du suhur) de peur que le Fajr ne vienne. » [4]

Il y a deux luttes de l'âme auxquelles le croyant fait face pendant Ramadan : la lutte dans la journée avec le jeûne et la lutte la nuit avec le qiyam (prière de nuit). Ainsi, quiconque combine ces deux et remplit leurs droits, alors il est parmi les patients - ceux desquels Allah  dit : « les endurants auront leur pleine récompense sans compter » [sourate Az-Zumar : 15]

Ces dix jours sont la dernière partie du mois et les actions d'une personne ne valent que par leur fin. Et peut-être, il rencontrera la nuit d'Al-Qadr, debout dans la prière pour Allah  et aura ainsi tous ses péchés passés pardonnés.

Et il faut inciter, animer et persuader sa famille d’accomplir les actes d'adoration, particulièrement dans ces grands moments que ne néglige que celui qui a été privé. Ce qui est plus incroyable est que tandis que les gens accomplissent la prière et font le tahajjud, certains passent leur temps dans des assises interdites et des actes coupables. C'est en effet la perte la plus grande. Nous demandons à Allah  Sa protection.

Donc, s'engager dans ces derniers jours signifie entrer dans le profit des actes pieux dans ce qui reste du mois. Parmi les choses malheureuses est de voir que certaines personnes excellent dans les actions pieuses, comme la prière et la récitation du Qur'an, dans la première partie du mois, mais alors les signes de la fatigue et la lassitude apparaissent sur eux, particulièrement quand les dix derniers jours de Ramadan arrivent. Et ceci malgré le fait que ces dix derniers jours possèdent une position plus grande que les premiers. Ainsi, il faut persévérer dans l’effort et la lutte et augmenter son adoration quand la fin du mois arrive. Et nous devons garder à l'esprit que les actions d'une personne ne valent que par leur fin.

-------------------------------------

Notes de bas de page :


[1] Al-Bukhari  (4/269) et Muslim  (1174)

[2] Voir Lata'if-ul-Ma'arif : pg. 219

[3] Voir Al-Muwatta : vol. 1, pg 154

[4] Aussi dans le Muwatta de l’imam Malik  : vol. 1, pg. 156

Article tiré du site al-manhaj.com

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 133-135)

Traduit par les salafis de l’Est -Hafidhahumullah  -


Cet article vient de Salafi de l est
http://salafs.com

The URL for this story is:
http://salafs.com/article.php?storyid=194

- Recommander - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Dimanche 21 septembre 2008
- Recommander - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Samedi 29 septembre 2007

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîne (rahimahullâh)


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Question :

Qu’est-ce qui est le meilleur à faire pour le jeûne des six jours du mois de Chawwâl ?

Réponse :

Ce qui est le meilleur [al-Afdhal] pour les six jours de Chawwâl, c’est de les jeûner juste
après le jour de « al-‘Aîd » [fête de fin Ramadhân] et qu’ils soient continus, comme cela a
été souligné par les gens de science [Ahl al-‘Ilm].
Et c’est cela qui est transmis dans la vérification du suivi mentionné dans le Hadîth :
« puis le fait suivre. » [1]
Car faire de la sorte est comme s’empresser de vouloir faire le bien qui est incité par les
textes [du Qor’ân et de la Sounnah], avec sollicitation et félicité pour celui qui agit ainsi. Et
cela montre également l’énergie qui fait partie de la perfection de l’adorateur.
Certes, il ne faut pas que la personne laisse passer ces occasions qui permettent de faire
le bien, car la personne ne sait pas ce qu’il en est de sa situation au dernier moment [de
sa vie] et en fin de compte.
La personne doit se comporter de cette façon - je veux dire s’empresser d’agir et de saisir
l’occasion dans toutes ses affaires pour adopter la bonne conduite lorsque s’éclaircit pour
elle ce qui semble le plus juste à faire. [2
]

Notes
[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
[2] Madjmu ’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, vol-20 p.20-21
Tiré du site manhajulhaqq.com
- Recommander - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus